Domaine du chevalier : Histoire de son vin

Note cette publication

Dégustation domaine de chevalier blanc

1976 domaine de chevalier blanc

Le seul vin dans une bouteille verte (reste dans un verre brun). Le nez présentait des notes oxydantes et était très développé avec des notes de samphire verte. En bouche, il y a un ascenseur de quelque chose de sucré sur le devant avec des tanins perceptibles et une finale desséchante. Très développé et proche de l’oxydant. La couleur foncée est due à la chaleur du millésime.

1975 domaine de chevalier blanc

Un contraste total avec 1975 et frais comme mis en bouteille il y a quelques semaines seulement. Le nez est rehaussé de fleurs avec de douces notes d’amande arrondie et de foin frais en bouche et une poussée d’énergie en milieu de bouche. Grande fraîcheur et grande vigueur. Sensationnel.

1967 domaine de chevalier blanc

Une étiquette Berry Bros & Rudd. Robe pâle, bonne fraîcheur. Tristement liège.

1966 domaine de chevalier blanc

Un léger poussiéreux au nez avec des notes de poivre blanc et d’orchidée blanche. Il s’ouvre dans le verre avec une fleur blanche et une touche de parmesan au miel. Bonne fraîcheur. Un soupçon de souillure.

1964 domaine de chevalier blanc

Un blanc extraordinaire. Au nez, des notes de foin et d’herbe fraîche, des notes de brie doux. En bouche il y a de la retenue et de l’élégance avec un subtil parfum de miellat, de lys, d’amande à la limite des épices.

1962 domaine de chevalier blanc

Très développé. Le plus sombre de tous les vins (sauf 1976).

1986 domaine de chevalier blanc en magnum

Totalement frais, avec des notes vertes vives et des arômes d’amande blanche. Il semble impossible que cela ait presque 30 ans. Une texture magnifique, une fraîcheur exaltante donnant de l’épine et de la structure au vin.

1970 domaine de chevalier blanc en magnum

Plus sombre que le 1986 avec un nez fumé de noisette. Il a la fraîcheur et l’énergie du Domaine Chevalier, mais sent un peu moins bon par rapport au 1986.

Dégustation domaine de chevalier rouge

1960 domaine de chevalier rouge

Un embouteillage Grierson Oldham et Adams, que je n’avais jamais vu auparavant. Rubis pâle dans le verre avec une clarté exceptionnelle Il a été fait avec du cabernet pur et a été décrit par beaucoup comme le Bourgogne de la nuit. Une senteur bourguignon de sous-bois, de bruyère, de cuir aux herbes séchées et d’une texture douce. Avec du vieux vin, les gens parlent en bouteilles et c’était une bouteille exceptionnelle de 1960.

1961 domaine de chevalier rouge

Un millésime célèbre comme le gel de mai a réduit la récolte en concentrant naturellement les rendements. Contrairement à de nombreux grands millésimes du XXe siècle, celui-ci n’a pas les notes d’un millésime chaud. Il y a des fruits sucrés, avec une fragilité et une texture de dentelle et de magnifiques cosinus de couette.

1959 domaine de chevalier rouge

La chaleur du millésime est abondamment perceptible au nez avec de douces notes de fruits rouges mûrs et de figues grillées. La couleur était très pâle, mais la bouche était intense et charnue et continuait d’évoluer. Des couches de terre savoureuse, entrelacées de feuille de bramle, de framboise et de réglisse presque liquide. Pas de précipitation pour boire et éventuellement du vin de la nuit compte tenu de son évolution.

1955 domaine de chevalier rouge

Une mise en bouteille Barton & Guestier. Au nez, il était légèrement oxydé et d’une couleur brune plus distincte que les autres. En bouche, il y avait une douceur surprenante avec des notes de caramel et de bouquet garni avec seulement des notes de champignons si évidentes au nez. Avec des tanins soyeux, il a plus de charme que le 1953.

1953 domaine de chevalier rouge

Grenat pâle, c’était assez similaire au 1955 mais avec une structure de tanin plus notable. Celui-ci a continué à s’ouvrir dans le verre et à se développer et bien qu’il prenne du poids, les tanins légèrement desséchants ont ajouté une rusticité au vin.

1952 domaine de chevalier rouge

La surprise de la nuit! Le bouchon était tombé dans la bouteille et mes attentes étaient peut-être un peu faibles. Tombé amoureux de ce vin était une surprise. Il était très pâle avec un brunissement sur le bord mais une couleur éclatante. Des couches de fruits sucrés avec une texture voluptueuse et une richesse savoureuse, des notes de tabac avec une structure veloutée et une intensité énorme qui ne fait que pousser et grandir.

1929 domaine de chevalier rouge

1929 capte la chaleur du millésime, mais saisit aussi l’histoire. Un temps entre deux grandes guerres; elle annonce la fin des années folles et le moment du premier effondrement bancaire. Sa couleur n’est pas différente de celle de 1959. Au nez, des notes douces et douces, avec des épices salées, du tabac et de la richesse en bouche, encadrées par une structure tannique crayeuse qui semble étonnamment ferme pour son âge. Une bonne bouteille dans un grand millésime.

1964 domaine de chevalier rouge

Très fermé au nez avec du glycérol riche en bouche et une menthe cabernet distincte. Les Graves ont raté les fortes pluies du Médoc et c’est un grand millésime pour les retardataires à Graves. C’est un monde puissant, presque nouveau. Le second flacon ouvert avait un nez plus ouvert et parfumé et la bouche plus ludique, avec une intensité moyenne et des tanins fermes. Une bouteille plus complète.

1947 domaine de chevalier rouge en magnum

Une rareté de trouver ce millésime, encore plus rare de trouver celui-ci en magnum. Un vrai régal. Malgré son âge, cela n’a cessé d’évoluer au fil des deux heures. C’était doux, puissant avec une intensité magnifique. Des notes d’épices blanches, d’épices salées, de sous-bois mais aussi de menthol frais, un noyau de framboise, tout se tissait dans et hors du verre. Il y a une belle indulgence dans la texture, mais avec une élégance sous-jacente et une longueur persistante.